Cette jeune étudiante dénonce le harcèlement de rue en mettant sur Instagram des selfies pris avec ses harceleurs

 

En outre, ces publications ne montrent qu’on partie émergée de l’iceberg car parfois, elle ne se sent pas assez en sécurité pour demander à faire un selfie, ou alors le harceleur est déjà parti.

Également, il lui est arrivé de ne pas publier les photos ou de les supprimer, admettant que les remarques sont parfois ambiguës: « La frontière est mince entre remarque se*iste et compliment. Il est difficile d’estimer quand est-ce que je dois faire une photo, et quand est-ce que ça n’en vaut pas la peine. Parfois, je prends la photo puis je la supprime plus tard, parce que ce n’était peut-être pas vraiment se*iste ».

 

Si elle pourrait « continuer à l’infini », elle a préféré arrêter là. Elle a posté sa dernière photo le 29 septembre dernier et aimerait transmettre son compte à d’autres filles, dans différents pays. À Amsterdam, le harcèlement de rue sera puni d’une amende 190 euros à partir du 1er janvier 2018. Une loi qui sera difficile à appliquer selon l’étudiante : « Mais je pense que c’est symbolique, et je trouve ça bien ».

 

Auteur de l’article : InfosDreams